"Se promener est un métier, m’expliquait-il, la vie a besoin de promeneurs fiston ! La plupart du temps, je me promène alors que je n’en ai pas la moindre envie. Je sens simplement qu’il faut que je le fasse (...)Je t’aime, ajoutait-il, uniquement parce que la vie l’exige de moi. Si elle exigeait le contraire, eh bien je te détesterais !"
Monsieur travaille, il se promène. Nous emmène, nous expose ses vues. Voilà qu’il s’adresse à une jeune femme, la séduit, l’accompagne jusqu’à l’horizon, parce que l’horizon est notre lit. Il nous raconte l’histoire de Clarisse, une jeune unijambiste qui, à chacun de ses anniversaires, lui envoie une sandale artisanale en cuir accompagnée d’un petit mot, ou de ce petit homme qui promène son sexe en laisse quelquefois aux abois quand une vieille dame veut le caresser...
Dans ce recueil, Monsieur nous propose, souvent avec humour, quelques pensées philosophiques et poétiques toutes plus étranges les unes que les autres, nous révélant ainsi quelques vérités subtilement imprévisibles.
ISBN : 978-2-917897-05-8 / 110p, 13x10cm, 12,90€ ttc
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Babelheim vient de perdre son idiot !
Les habitants sont atterrés. Un village peut-il continuer à vivre dans ces conditions ?
Après de multiples annonces passées dans les journaux, les habitants voient enfin débarquer un homme providentiel et mystérieux.
Parfait, le bien nommé, accepte avec prestance son statut d’idiot et tous les avantages attachés à cette fonction.
Mais s’agit-il d’un usurpateur ou, tel un messie, d’un véri¬table idiot doté de dons exceptionnels ?
Etre idiot, un art de vivre ?
Le grec idiôtês (de l’adjectif idios) est quelqu’un de particulier, de singulier, solitaire. En latin, idiota, ae (n. m.) est quelqu’un sans instruction, sans expérience, un sot.
En période difficile, nous serions presque enclin à envier le statut d’idiot philosophe d’autrefois tant son caractère "innocent" le protégeait de certaines obligations et l’extirpait ainsi de toute compétition sociale. Parfois moqué ou désigné pour quelques tâches ingrates, dans les campagnes traditionnelles et religieuses l’idiot avait toutefois la fonction particulière de conjurer certaines influences néfastes. Il arrivait même que, prédisposé à certaines vertus christiques, par sa bonté, son côté visionnaire, ses saillies philosophiques et subversives dénonçant sans tabous les discours tout fait, réinventant ainsi un monde plus proche du réel et des humains, il puisse prétendre à des fonctions spirituelles supérieures. Aujourd’hui, dans un monde où le rendement est la mesure de toute chose, l’ idiot du village a quasiment disparu, et quand il ne vit pas caché, on le retrouve souvent dans certains établissements psychiatriques.
ISBN : 978-2-917897-02-7 / 160p, 14x20cm, 14€ ttc
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Faire le ménage nu devant de vieilles dames argentées en
manque d'émotion...
Patrick, futur "Conchito", a enfin trouvé l'idée
qui va lui permettre de gagner dignement sa vie et trouver sa place dans
la société.
"Tout à mon enthousiasme juvénile, j'avais l'impression
de recréer le monde de l'érotisme, tel l'astronome amateur
persuadé de découvrir des galaxies inconnues. J'avais, en
quelque sorte, la bite dans les étoiles."
Si au début l'affaire est plutôt brillante, pour sa longévité
elle exige néanmoins de rechercher une nouvelle clientèle.
Et dans ce genre d'activité, il n'est pas rare d’assister à
des dérives baroques voire dissolues...
Sorti tout nu du jardin d'Eden, Conchito, lui, ne demande qu’à
exercer tranquillement le maniement de l'aspirateur en dodelinant des bijoux
de famille, comme un honnête petit artisan.
Mais pour supporter cette pression mondialisée et ce nouveau doute
qui s'installe, il s'épanche peu à peu sur sa bouteille tout
en fantasmant sur les gros seins de sa voisine.
Sans compter qu'au moment où il rencontre la femme qui s'intéresse
enfin à lui, il s'aperçoit que son sexe rétrécit,
aspiré de l’intérieur...
Sur fond de précarité sociale et dans un style jubilatoire teinté d'ironie et de dérision, Pascal Juan réussit à nous dépeindre un personnage désopilant et désabusé, dernier habitant d’un monde suranné ; un Don Quichotte dont la lance a le mauvais goût de se rétracter au moment d’affronter les moulins...
ISBN : 978-2-917897-04-1 / 17€ ttc
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"Au début, nous dit Eric, nous n'avions aucune idée
commune, aucun plan. J'ai reçu une photo de lui, je lui ai envoyé
un texte. Il m'a renvoyé une photo, etc... Le tout s'est psassé
par mail, en ping-pong, sans jamais que nous n'échangions un mot
sur ce que nous étions en train de faire.
Vite, je me suis donné la contrainte de "coudre" les textes
ensemble, d'en faire un roman, polyphonique, mais cohérent.
Nous avons avancé, durant presqu'un an, chacun tentant de répondre
à l’autre."
Des corps qui dansent, des âmes qui s'épient, se jaugent, s'imaginent,
se souviennent. Ils se sont retrouvés là dans cette fête,
"l'opération" qu’'ils l’ont nommée sur
internet, pour aller ensuite ailleurs dans un autre endroit secret. Que
sont les apparences quand chacun ploie sous le fardeau d’un traumatisme
de l'enfance et courbe son existence jusqu'à la détourner
d'un chemin qui aurait dû se tracer tout seul ? Entre les photos et
le texte, ce récit nous laisse comme en suspension entre le passé
des différents personnages et un futur indécis.
Peu à peu à notre insu, avec le point de vue et l'affect de
chaque personnage, les auteurs nous emmènent lentement, doucement
le long d'un fil en tension invisible, vers une issue tragique, qui nous
rappelle qu'une solitude grandissante est souvent vécue dans l’ombre
et le silence, d'une société hyperconnectée.
ISBN : 978-2-917897-03-4 / 16,50 € ttc
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Ici, nous sommes dans le royaume du travailler plus, mais à une
époque située dans un futur post apocalyptique où les
êtres humains en sont réduits à vivre dans des bureaux
cloisonnés dans de grandes tours de verre d'un autre siècle.
Ce ne sont plus des êtres humains mais des travaillants.
Dans leur box, prostrés sur leur écran, ces travaillants ne
peuvent se défaire de la paranoïa qui les tenaille à
longueur de journée, celle qui les maintient dans la crainte d'un
système occulte qui peut à tout moment et au moindre écart
les affecter à la rue, châtiment bien plus terrible que la
mort.
Enfermés dehors, ce ne sont plus des travaillants mais des chats.
Une métaphore acérée du monde du travail qui se vide
de son humanité, un monde que dépeint l'auteur avec un cynisme
rigoureux et parfois chirurgical particulièrement dérangeant.
ISBN : 978-2-917897-01-0 / 18,50 € ttc
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Perdre la mémoire et voilà que l'on se retrouve face aux
choses vidées de leur substance, de leur sens. Le lien s'est rompu
avec le passé et les éléments de la réalité.
Une réalité poreuse qui se scinde à mesure que l'on
s'incruste dans les interstices du temps. Alors il faut faire avec. Suivre
le peu d'intuition qu'il reste, en écoutant le corps et les sens.
Plisse est enfermé dans un institut neuropsychologique où
on lui apprend qu'il est amnésique et qu'il a tenté de se
suicider.
Au contact des autres pensionnaires — personnages truculents qui ont
effectivement existés — il réapprend à se reconstruire
même si certains phénomènes étranges le laissent
parfois perplexe.
