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beverly
nick drnaso
Traduction : Renaud Cerqueux

ISBN :978-2-917897-29-4/ parution le 28 septembre 2017
136 p / 21 x 26 cm / 22 €
 
Couverture cartonnée


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Qui a dit que les gens ordinaires n'avaient pas d'histoire ? Certainement pas cet auteur de l'’Illinois né en 1989 qui, dans ce recueil à la facture graphique plus que séduisante (et glaçante), explore la psyché de la classe moyenne américaine en exposant la banalité de son quotidien. Banalité apparente d'un sitcom - comme son titre semble l'indiquer - mais qui laisse se dévoiler la richesse et la complexité des sentiments.

Dans ce premier roman graphique, l'auteur décline son propos en six histoires imbriquées les unes dans les autres et dont le fil conducteur est marqué par la présence de plusieurs personnages récurrents. Histoires très imprégnées par un malaise profond, générateur de fantasmes insidieux parfois marqués par un sadisme primaire - qui pourrait faire penser au film "Storytelling" de Todd Solondz - probablement dû à ce vide existentiel inhérent à cette Amérique des banlieues lisses et sans histoires, consumériste et désenchantée, voire désoeuvrée.

 

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Le propos de l’auteur est soutenu avec efficacité par un graphisme épuré, glaçant mais impressionnant, chargé d’aplats de couleur pastelle, à la teneur mélancolique, qui nous invite à des comparaisons évidentes avec Chris Ware, Adrien Tomine pour la minutie des tranches de vie douces amères et avec Daniel Clowes pour la vision acide du quotidien et l’aliénation de ses personnages.




Nick Drnaso est né en 1989 à Palos Hills, en Illinois. Il a contribué à plusieurs anthologies de bandes dessinées. Il a publié notamment quelques fanzines sur la plateforme d'Holly Comics de Charles Forsman auteur et éditeur chez Oil comics représentant la nouvelle génération de la BD indépendante américaine. Nick a été nominé au Prix Ignatz pour "Beverly" et a coédité le deuxième et troisième numéro de Linework. Il a participé à l'anthologie annuelle de comics du Columbia College.
Drnaso vit à Chicago, où il travaille comme dessinateur et illustrateur.
"Beverly" est son premier roman graphique.
Le livre a été sacré meilleur livre de l'année 2017 par le Los Angeles times :
http://events.latimes.com/festivalofbooks/book-prizes/


 



LIbération du 27/10/2017 :
Rien ne viendra désamorcer les bombes que Drnaso a placées : la ténacité des histoires de Beverly, la façon qu’elles ont de s’incruster et de se poursuivre une fois le livre fermé tient au fait que rien ne vient interrompre ces moments d’embarras. Evidente, la comparaison avec Chris Ware et Daniel Clowes se pose moins en termes d’emprunts que de maîtrise totale. Il faut de l’aplomb pour assumer une telle économie de moyens. Beverly n’est peut-être pas le cadeau à offrir à l’aveugle pour Noël, mais on croise rarement bande dessinée aussi excitante. Marius Chapuis
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LE MONDE DU 28/09/2017 :
Ce portrait lucide et glaçant de la classe moyenne blanche américaine, celle qui tire au fusil dans les lycées et vote pour Donald Trump, continue de hanter le lecteur bien après avoir quitté Tyler, Cara et Mary. Nick Drnaso, lui-même originaire de l'Illinois, a moins de 30 ans. Passé par l'auto-édition, il lui a fallu quatre ans pour écrire son premier livre, ce Beverly, publié en 2016 par l'éditeur canadien Drawn & Quaterly et immédiatement sacré meilleur roman graphique de l'année par le Los Angeles Times. C'est l'occasion de pouvoir se targuer un jour d'avoir découvert cet auteur brillant à ses débuts, il serait ­vraiment ­dommage de s'en priver. Pénélope Bagieu

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ACtua BD du 19/10/2017 :
La narration aussi bien que le graphisme sont épurés. Il s’agit pour le dessinateur de montrer et de décrire, bien plus que de dénoncer ou d’outrager. Et pourtant... Beverly est non seulement un choc visuel, mais aussi un livre offrant la possibilité de nombreuses réflexions sur nos sociétés occidentales, que ce soit à propos du racisme, du rôle des médias, de la famille ou de la consommation. Frédéric Hojlo
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BODOÏ du 29/11/2017 :
Derrière leur apparence anodine et leur aspect visuel peu expressif, les six tranches de vie de ce volume traitent de sujets de société, de relations humaines, de faits divers, des médias, du racisme, de la sexualité et bien plus encore… Avec ses histoires sociales, sarcastiques et piquantes, Berverly marque les esprits par son ton si particulier. Intelligent et déstabilisant, ce tout premier titre de Nick Drnaso marque la naissance d’un auteur inclassable. Rémi Inghilterra
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Trois couleurs (revue mk2) :
« Simplicité de forme ne signifie pas nécessairement simplicité de l’expérience. » La maxime de l’artiste minimaliste Robert Morris s’applique exactement à ces six nouvelles parfaites, minutieusement reliées et conçues comme un tout. Leur auteur, 25 ans au moment des faits, pourrait s’arrêter là que son apport serait déjà considérable. Vladimir Lecointre
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Radio Grandpapier Bruxelles :
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CHRIS WARE au moment de la parution aux USA en 2016 :

Beverly de Nick Drnaso saisit de façon tellement remarquable "l'air du temps", que si c'était un film, Drnaso serait ovationné comme un "jeune réalisateur d'une originalité confondante." Si c'était un roman, ce serait une "sensation littéraire." Mais l'aperçu sans complaisance de l'âme trouble américaine proposé par Beverly est plus qu'une pâle copie de cinéma ou de littérature en version BD. Cet album offre une expérience radicalement neuve. Premier livre d'un jeune auteur qui a non seulement digéré, mais également dépassé les albums qui l'ont précédé, Beverly est le roman graphique le plus abouti et le plus élaboré qu'il m'ait été donné de lire depuis plusieurs années. Il préfigure un auteur intelligent, inventif et troublant dont l’œuvre marquera la bande dessinée, aussi bien que la narration et les arts visuels. Cet album plantera ses griffes en vous et ne vous lâchera plus."

 

DBD Septembre 2017 : D’abord légères et enjouées, les séquences, d’imprévus en accidents, se font de plus en plus oppressantes, générant bientôt un intense malaise... C’est précisément la force de ce livre à la croisée des influences [on pense aux univers de Todd Solondz, David Lynch ou Daniel Clowes] que d’instiller, notamment grâce à ses dialogues incisifs [et magnifiquement traduits par Renaud Cerqueux], une variété de sentiments rarement convoqués en bande dessinée. Chapeau ! Olivier Mimran

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