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les années de l'éléphant
willy linthout
Traduction : Daniel Cunin
Titre original : Jaren van de Olifant
 

couverture-elephant     extrait  

ISBN :978-2-917897-15-7/ parution le 18 janvier 2016
184 p / 20 x 28 cm / 22 €
 
Couverture cartonnée avec bande en tissu
textes et dessin sérigraphié frappÉs à chaud


tranche                       recto et verso


pile              interieur


Karel, la cinquantaine, un emploi stable, est un père de famille qui mène une vie tranquille avec sa femme Simone et son fils unique Wannes.
Sa vie bascule le jour où la police débarque à son domicile pour lui annoncer que son fils s'est jeté du toit de l'immeuble.
Sur le moment, pour ne pas s'effondrer, Karel fait en sorte de ne rien changer à son quotidien et décide de retourner travailler au bureau.
Mais bien vite, il est submergé par des hallucinations qui le plongent dans un désarroi et une solitude pesante. Personne ne semble le comprendre et l'apaiser dans sa souffrance.
Peu à peu, Karel sombre dans une confusion mentale extrême, souvent comique et surréaliste, où il ne semble plus distinguer la réalité du fantasme, mais qui ne fait pas oublier le terrible vide qui s'est emparé de lui.
L'amour qu'il éprouve pour son fils reste inconsolable, même sa femme que l'on ne verra plus au delà de la première page ne saura ou n'aura la force de le soutenir.
Du fait de son aspect autobiographique, "Les années de l'éléphant" est un livre très troublant puisqu'il nous invite à rire des situations les plus loufoques que rencontre le narrateur, mais nous montre aussi le profond chagrin de ce père démuni.




Lorsqu'il apprend le suicide de son fils, Willy Linthout commence une thérapie de deuil avec son psy sous la forme de roman graphique, le dessin étant son exutoire naturel. Découvrant son oeuvre, son éditeur flamand décide de l'éditer en préservant l'aspect brut de son travail et de son dessin.

Cette histoire, qui n’est autre qu’une phase de deuil hallucinée, pourrait faire penser à la descente aux enfers d’un personnage mythique, métaphore souvent reprise lorsqu’il s’agit de formuler une analyse psychanalytique, cette descente au fond de l’inconscient labyrinthique à la suite d’un choc émotionnel profond.
Dans sa quête au fond de lui-même, l’auteur cherche bien sûr son fils pour tenter de communiquer avec lui et essayer de combler les vides qu’il n’a peut-être pas su combler auparavant. Il trouve ainsi le moyen de communiquer en morse avec lui dans l’au-delà et cette idée l’apaise aussitôt. C’est alors que le tracé du corps sur l’asphalte, qui doit être préservé, prend vie et peut ainsi surgir à n’importe quel moment. L’auteur nous emmène ainsi à la frontière des mondes, ce noman’s land où tout peut arriver.





Willy Linthout (1953) est bien connu en Flandre et en Hollande comme le dessinateur d'Urbanus, une série déjantée sur les aventures d'un comédien célèbre du même nom. La série inclue maintenant 130 histoires et des millions de livres ont été vendus. Willy Linthout a également écrit les scénarios de la série Roboboy et a été le dessinateur des très populaires Kiekeboe, De strip van 7 et du récent Het Laatste Station. Humour et comédies sont les particularités de son travail.
Le contraste avec Les années de l'éléphant est de ce fait forcément éloquent même si dans cette histoire tragique - le suicide de son fils unique -, l'auteur ne peut s'empêcher d'utiliser un humour particulièrement noir et dérangeant.

Cet ouvrage a d'ailleurs reçu plusieurs récompenses dans différents pays :
- nominé pour deux Eisner awards
- Dutch Stripschapspenning award pour le meilleur roman graphique littéraire 2007
- Flemish community Cultural Award 2008
- Adhemar de bronze 2009


 


Le Monde du 22 juillet 2016 : On conviendra qu'il n'est pas simple de conseiller en été, à l'heure des lectures de plage, un ouvrage traitant de la souffrance endurée par un père après la mort de son fils. Il faut pourtant lire à tout prix Les années de l'éléphant de Willy Linthout.
Frédéric Potet
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Télérama du 11 au 17 juin 2016 (TT) :
Impossible de décrire le deuil, ce mélange de colère et de sidération, d’excitation et d’abattement, de rires et de larmes, sans l’avoir vécu. Willy Linthout a traversé la même épreuve que son héros et en a tiré ce qui n’est ni une chronique ni un témoignage, mais une authentique BD. Stéphane Jarno 
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RTBF mai 2016 :
Un grand livre qui manquait depuis longtemps en langue française... Thierry Bellefroid
voir la vidéo à 44:00

dBd de janvier 2016 : Quiconque a vécu le deuil d'un proche ressentira de l'empathie pour le personnage du père. Et peut-être davantage pour Willy Linthout, dessinateur très populaire en Flandre et au Pays-bas, car on devine rapidement que cet auteur au trait classique et dépouillé, d'ordinaire plus versé dans le comique déjanté que dans le drame intimiste, raconte - pour enfin l'oblitérer - sa propre et terrible expérience. Olivier Mimran
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Avis des bulles de janvier 2016
: "Ce qui est intéressant ici c’est que l’humour mordant dont LINTHOUT faisait preuve dans ses précédentes publications (Urbanus, Kikeboe, De strip van 7…) survit à son chagrin et imprime à cet ouvrage un ton absolument unique où le désespoir dispute le devant de la scène à l’absurde, donnant au lecteur une sensation de tourbillon dans lequel le personnage est entraîné, une impression de chute perpétuelle de laquelle l’on ne ressort pas indemne." Sofie von Kelen
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PlanèteBD.com de janvier 2016 : "Cet émouvant récit énonce la douleur d’un homme au travers d’une succession de séquences métaphoriques plus absurdes les unes que les autres : le sens n’a plus lieu d’être face à la démesure du vide, et le monde n’est plus qu’image de sa souffrance. Bien loin de vouloir nous tirer les larmes, ce livre nous invite dans le vertige de la déraison, et appelle à en rire sans retenue." Sarah Dehove
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